Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/89

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était située la montagne en question. Un faucon arriva longtemps après les autres.

— Comment se fait-il, lui dit l’aigle mécontent, que tu sois aussi en retard ?

— Maître, parce que j’arrive d’un pays inconnu, qu’on appelle la Montagne de verre.

— Alors, tu vas y conduire ce voyageur.

Le prince mit aussitôt la plume de l’aigle dans sa bouche, en disant : « Salut au roi de l’air », et il fut immédiatement changé en oiseau de proie.

Après avoir attaché des guides au cou du faucon, il lui donna l’ordre de prendre son vol, et de retourner d’où il venait.

Malgré les orages, le tonnerre, la pluie, le vent, ils arrivèrent, après plusieurs semaines d’un voyage pénible, au sommet de la montagne de verre.

Le Corps-sans-âme, appréhendant quelque malheur, gémissait en s’écriant : « Je suis malade, quelqu’un en veut à mes jours, je sens ma fin approcher. » Et il allait et venait dans ses appartements, jusqu’au mo-