Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/90

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ment où, fatigué et n’en pouvant plus, il s’étendit sur son lit.

À ce moment même, une fourmi pénétra dans la pièce où se trouvait le terrible magicien appelé le Corps-sans-âme.

En le voyant couché, les yeux fermés, et ouvrant à chaque instant une bouche démesurée pour bailler, la fourmi ne tarda pas à devenir une alouette qui, un petit œuf dans une patte, s’en alla planer au dessus du dormeur. Lorsque celui-ci ouvrit la bouche, l’oiseau laissa choir l’œuf qui pénétra jusque dans la gorge du magicien. Un rugissement épouvantable ébranla tout le palais, puis un silence complet succéda à ce bruit. Le prince put alors constater que son ennemi avait cessé de vivre.

Débarrassé du ravisseur, il s’agissait maintenant de trouver le volatile qui, sous ses plumes, cachait la prisonnière.

Le prince, ne découvrant rien, dirigea ses pas vers le jardin où des chants d’oiseaux parvinrent à ses oreilles. Il aperçut bientôt une superbe volière où les rossi-