Page:Aimard, Auriac - Jim l’Indien.djvu/10

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


son gilet ; ses mains, gantées finement, étaient plongées dans les poches d’un léger et adorable paletot en coutil blanc comme la neige.

Il portait sous le bras droit un assez grand portefeuille rempli d’esquisses artistiques et de croquis exécutés d’après nature, au vol de la vapeur.

Ce beau jeune homme, si aristocratique, se nommait M. Adolphus Halleck, dessinateur paysagiste, qui remontait le Minnesota dans le but d’enrichir sa collection de vues pittoresques.

Les glorieux travaux de Bierstadt sur les paysages et les mœurs des Montagnes-Rocheuses avait rempli d’émulation le jeune peintre ; il brûlait du désir de visiter, d’observer avec soin les Hautes Terres de l’Ouest, et de recuellir une ample moisson d’études sur les nobles montagnes, les plaines majestueuses, les lacs, les cataractes, les fleuves, les chasses, les tribus sauvages de ces territoires fantastiques.

Il était beau garçon ; son visage un peu pâle, coloré sur les joues, d’un ovale distingué annonçait une complexion délicate mais aristocratique. On n’aurait pu le considérer comme un gandin, cependant il affichait de grandes prétentions à