Page:Aimard - La Loi de Lynch, 1859.djvu/129

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val, tenant des torches allumées et escortant deux personnes enveloppées de longs manteaux.

— Au secours ! au secours ! répéta Ellen en tombant à genoux, les bras étendus en avant.

Les cavaliers s’arrêtèrent.

L’un d’eux mit pied à terre et s’élança vers la jeune fille, à laquelle il prit les mains et qu’il obligea à se relever.

— Du secours pour qui, pauvre enfant ? lui dit-il d’une voix douce.

À l’accent plein de tendresse de l’étranger, elle sentit l’espoir rentrer dans son cœur.

— Oh ! murmura-t-elle avec joie, mon père est sauvé !

— Notre vie est entre les mains de Dieu, répondit avec onction l’étranger ; mais conduisez-moi près de votre père, et tout ce qu’un homme peut faire pour le secourir, je le ferai.

— C’est Dieu qui vous envoie ; soyez béni, mon père ! dit la jeune fille en lui baisant la main.

Dans le mouvement qu’il avait fait pour la relever le manteau de l’étranger s’était ouvert, la jeune fille avait reconnu un prêtre.

— Marchons, dit-il.

— Venez.

La jeune fille s’élança joyeuse en avant ; la petite troupe la suivit.

— Mon père ! mon père ! s’écria-t-elle en arrivant auprès du blessé, je savais bien que Dieu ne nous abandonnerait pas : je vous amène du secours !

En ce moment, les étrangers entrèrent dans la clairière où le bandit gisait étendu.

Les Indiens et le second personnage s’arrêtèrent à quelques pas en arrière. Quant au prêtre, il s’appro-