Page:Aimard - La Loi de Lynch, 1859.djvu/215

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égal, vous venger du Cèdre-Rouge ; pour certaines raisons dont il est inutile de vous entretenir, moi, je veux me venger de Fray Ambrosio : cela est clair, n’est-ce pas ?

— Parfaitement clair. Continue.

— Fort bien. Maintenant voilà ce que je vous propose ; aidez-moi à me venger du moine, je vous aiderai à vous venger du bandit.

— Je n’ai pas besoin de toi pour cela.

— Peut-être, seigneurie ; si je ne craignais pas de vous paraître outrecuidant, je vous dirais même…

— Quoi donc ?

— Que je vous suis indispensable.

— Voto a Dios ! s’écria le Blood’s Son en éclatant de rire, cela passe la plaisanterie ; ce drôle se moque définitivement de moi.

Andrès Garote demeurait impassible devant le partisan.

— Allons, allons, reprit celui-ci, cela est beaucoup plus amusant que je ne le croyais d’abord ; et comment m’es-tu indispensable ?

— Oh ! mon Dieu, seigneurie, c’est bien simple ; vous ne savez pas ce qu’est devenu le Cèdre-Rouge ?

— C’est vrai ; je le cherche vainement depuis assez longtemps déjà.

— Je vous défie bien de le trouver, si je ne vous y aide.

— Tu sais donc où il est, toi ? s’écria le Blood’s Son en redressant subitement la tête.

— Ah ! ah ! cela vous intéresse à présent, seigneurie, dit le ranchero d’un air narquois.

— Réponds, oui ou non, reprit brusquement le partisan, sais-tu où il est ?