Page:Aimard - La Loi de Lynch, 1859.djvu/224

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C’était à la suite de cette entrevue que Valentin avait eu avec don Pablo, à quelque distance du village, la conversation que nous avons rapportée au commencement de ce volume, lorsqu’il avait rencontré le jeune homme revenant du jacal du Cèdre-Rouge.


XX.

Le Cèdre-Rouge.

Maintenant que nous avons expliqué les incidents qui avaient eu lieu pendant les six mois écoulés depuis la mort de doña Clara jusqu’à la conversation de Valentin et de don Pablo dans la grotte de l’ours pendant l’orage, nous reprendrons notre récit au point où nous l’avons laissé en terminant le troisième chapitre.

À peine quelques minutes après que le fils de l’hacendero fut sorti, la porte du jacal fut ouverte brusquement et quatre hommes entrèrent.

Ces quatre hommes étaient le Cèdre-Rouge, Fray Ambrosio, Sutter et Nathan.

Ils paraissaient tristes et soucieux ; l’eau dégouttait le long de leurs vêtements comme s’ils sortaient de la rivière.

— Holà ! dit le moine. Comment ! ni feu ni lumière, ni rien sur la table pour nous recevoir ! Vous vous souciez peu de nous, il me semble.

Le Cèdre-Rouge baisa sa fille au front, et se tournant vers Fray Ambrosio, à qui il jeta un regard de travers, il lui dit d’une voix rude.