Page:Aimard - La Loi de Lynch, 1859.djvu/281

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— Eh bien, alors, écoutez-moi avec attention, car le moyen que je vais vous proposer, tout bizarre qu’il vous paraîtra d’abord, offre des chances de réussite qui, dans notre situation désespérée, ne doivent pas être dédaignées.

— Parlez, mais parlez donc ! fit le moine avec impatience.

Le Cèdre Rouge le regarda en ricanant.

— Vous êtes bien pressé, dit-il ; peut-être ne le serez-vous plus autant tout à l’heure.


XXV.

Un Jeu de hasard.

— Avant de vous exposer mon projet, reprit le Cèdre-Rouge, je dois d’abord vous expliquer où nous en sommes, et quelle est réellement notre position, afin que lorsque je vous aurai expliqué le moyen que je veux employer, vous puissiez vous décider avec connaissance de cause.

Les assistants firent un geste d’assentiment, mais aucun ne répondit.

Le squatter continua.

— Nous sommes cernés de trois côtés : d’abord par les Comanches, ensuite par les partisans du Blood’s Son, et, en dernier lieu, par le chasseur français et ses amis. Affaiblis comme nous le sommes par les privations horribles que nous avons souffertes depuis notre entrée dans les montagnes, toute lutte nous est impossible ; il nous faut donc renoncer à l’espoir de nous ouvrir un passage par la force.