Page:Aimard - La Loi de Lynch, 1859.djvu/437

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blait l’œil de la caverne ; parfois une ombre passait devant cette étoile et sa clarté s’éclipsait pendant quelques minutes.

Le gambucino, lorsqu’il jugea que leur curiosité devait être satisfaite, leur toucha légèrement le bras et les ramena doucement en arrière.

— Venez, leur dit-il.

Ils recommencèrent à monter. Au bout d’une demi-heure environ, il les fit arrêter une seconde fois, et, étendant le bras dans une certaine direction :

— Regardez attentivement, leur dit-il.

— Oh ! fit don Pablo au bout d’un instant, de la fumée !

En effet, un léger filet de fumée blanchâtre semblait sortir de terre et s’élevait en mince et diaphane spirale vers le ciel.

— Il n’y a pas de fumée sans feu, dit en ricanant le gambucino ; je vous ai montré le feu d’abord, maintenant voici la fumée. Êtes-vous convaincus ? avons-nous trouvé la tanière du tigre ?

— Oui, dirent-ils ensemble.

— Cela vaut mieux que de dormir, hein ? reprit-il avec un léger accent de triomphe.

— Maintenant, que devons-nous faire ? interrompit vivement la Gazelle blanche.

— Oh ! mon Dieu ! une chose bien simple, répondit Andrès ; un de vous deux va immédiatement regagner le camp, annoncer notre découverte, et le maître agira comme il le jugera convenable.

— Bien, dit la jeune fille, je pars.

— Et vous ? demanda le gambucino en s’adressant à don Pablo.

— Moi, je reste.