Page:Aimard - La Loi de Lynch, 1859.djvu/80

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coucher du soleil, près de quinze cents guerriers peaux rouges se trouvèrent réunis au pied du rocher.

Les chasseurs furent complétement investis.

Les mouvements des Indiens leur firent bientôt comprendre qu’ils ne comptaient s’éloigner qu’après les avoir réduits.

Les Indiens sont les hommes les moins prévoyants qu’on puisse voir.

Au bout de deux jours, comme il fallait remédier à cet état de choses, une grande chasse aux bisons fut organisée.

Au point du jour, trente-cinq chasseurs, sous les ordres du Chat-Noir, quittèrent le camp, traversèrent le bois et s’élancèrent dans la prairie.

Après deux heures d’une course rapide, ils passèrent à gué la petite rivière de la Tortue, sur les bords de laquelle ils s’arrêtèrent pour laisser souffler leurs chevaux. Ils profitèrent de ce temps d’arrêt en allumant un feu de fiente de bison, auquel ils rôtirent leur déjeuner, puis ils se remirent en route.

Vers midi, du sommet d’une colline, ils examinèrent la plaine qui s’étendait à leurs pieds. Ils virent, à une assez grande distance, plusieurs petits troupeaux de cinq et six bisons mâles qui paissaient tranquillement.

Les chasseurs armèrent leurs fusils, descendirent dans la plaine et exécutèrent une charge en règle contre ces animaux lourds à la vérité, mais qui pourtant courent fort vite.

Chacun se laissa bientôt entraîner à la poursuite de l’animal qui se trouvait le plus près de lui.

Les bisons prennent parfois des altitudes menaçantes et poursuivent même à leur tour les chasseurs