Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/39

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
39
rayon-de-soleil



tout près d’ici ; il m’a chargé de m’informer de vous.

La prisonnière ne pût retenir une exclamation joyeuse.

— Dites-lui que je ne suis point blessée et que j’ai bon espoir, du moment qu’il s’occupe de me sauver : recommandez lui bien de ne s’exposer à aucun danger témérairement.

— Aucun danger ! répéta Vanderbum ; mais il ne vit que de ça ! Il serait mort d’ennui au bout de huit jours s’il lui fallait se priver de danger ! mais c’est son rêve, son existence, sa passion, le danger !

— Oui, oui, je sais que c’est un brave, un indien au cœur droit ; il est grandement estimé des frères Moraves. Il n’hésite jamais devant le péril.

— Et croyez bien qu’il sait toujours en sortir sain et sauf. Il connaît toutes les ruses de chasse et de guerre : bast ! un Shawnee ne lui vient pas au genou ! — Où sont vos parents ?

— Ma mère et ma sœur étaient parties pour faire une visite à Falsington, qui est à quinze ou vingt milles de chez nous. Mon père, capitaine dans l’armée américaine, est en expédition sur la frontière.