Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/38

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les drames du nouveau-monde



aussi ignorants que des carpes sur ce point. Vous pouvez sans crainte me parler tant que vous voudrez.

— Vous ne me trahirez pas ? dit ingénument la captive en fixant sur le gros Hollandais ses yeux noirs et expressifs.

— Non ! mille fois non ! répliqua-t-il énergiquement. Comment vous nommez-vous ?

— Mary Prescott.

— En quel endroit habitez-vous ?

— À environ trente milles, dans la direction de l’est, je crois.

— Connaissez-vous Oonomoo ?

Hans Yanderbum fit cette question en baissant la voix, car ce nom guerrier était connu de tous les Shawnees.

— Un indien Huron ! oh ! oui, je le connais bien ! répondit Marie dont le beau visage s’illumina d’espérance. Il est bien connu dans notre résidence et considéré par nous tous comme un vrai ami. Le connaîtriez-vous aussi ?… votre question me le donne à penser !

— Certes ! oui, je le connais ; lui aussi me connaît bien ; enfin, nous sommes une paire de bons vieux camarades. Ce gentleman est dans les bois