Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/73

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— Faites comme bon vous semble ! accorda sèchement la vieille dame. Mme Mainfrey était, en effet, une amie de Mlle Valreux, et Hélène s’est liée avec la fille, son aînée d’une douzaine d’années pourtant.

Marescaux écrivait déjà sur son bloc-notes le texte d’une dépêche : « Mlle Mainfrey. Château de Fonteclaire, Saumur. Terrible malheur. Serge Guérard décédé subitement. Venez au secours d’ Hélène restée à Saint-Brévin. Son frère : Jean. »

— Personne ne lui sera de meilleure assistance ! conclut-il, en sonnant pour remettre le brouillon au chauffeur. Maintenant, il faut repartir.

Mais sa mâle figure bronzée s’altéra. Une sensation, qu’il n’avait jamais éprouvée, — la peur, oui, la peur ! — l’étreignait soudain au thorax et à la gorge, et lui faisait monter une sueur glacée au front. Piteux comme un enfant qui n’ose se lancer dans les ténèbres, il considéra Fabert.

— Quelque chose vous retient-il ici, ce soir ? Vous étiez près de Serge au dernier instant... Hélène voudra vous interroger... Alors ?

— Je ne me crois plus utile aujourd’hui ! fit