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DE LA STATUE

de façon à savoir bien à quelle partie il correspond. Cela s’obtient en conduisant la règle mobile à laquelle est appendu le fil à plomb exactement sur le premier degré déjà tracé sur l’horizon, dont je parcours le cercle, après y avoir marqué le point de départ, jusqu’à ce que le fil à plomb vienne toucher quelque partie principale de la statue, soit, par exemple, un membre plus remarquable que tout autre, le doigt de la main droite. De là, je pourrai manœuvrer de nouveau, où et comme il me plaira, ce définisseur, et le ramener exactement à son point de départ, c’est-à-dire faire en sorte que, le pivot pénétrant au centre de l’instrument dans la tête de la statue, l’aiguille, qui d’abord se trouvait sur le premier degré, revienne dans cette position replacer le fil à plomb sur ce même gros doigt de la main droite. Cela bien coordonné, supposons que je veuille observer la position de l’angle du coude gauche, de façon à m’en souvenir ou pour le mettre en écrit, voici comment j’opère :

Je fixe mon définisseur, le centre sur la cime de ma statue, dans la position ci-dessus indiquée, prenant garde à ce que la table où est inscrit l’horizon soit parfaitement immobile, et je fais tourner l’aiguille jusqu’à ce que le fil à plomb vienne toucher le coude gauche dont je voulais noter la place. Il y a dans cette opération trois choses qui nous feront atteindre le but. Premièrement, nous remarquerons la distance parcourue par l’aiguille, à partir du point où elle était tout d’abord, considérant à quel degré de l’horizon nous l’arrêtons, soit au vingtième, soit