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JACK ET JANE.

Gustave reprit d’un ton paternel :

« Les dames ne seront pas admises ce soir. Ne comptez ni sur leur présence, ni sur leurs applaudissements, mon fils.

— Tant pis, fit Edouard.

— Impossible de faire autrement, dit Frank. Les autres ne tiennent pas à avoir des auditrices et prétendent qu’elles les gênent et qu’elles gâtent leur plaisir. Je suis bien obligé de faire de temps en temps ce qu’ils veulent ; mais, quant à moi, la présence des filles ne me gêne nullement, elle m’est au contraire très agréable, » ajouta-t-il.

Ses amis se mirent à rire. Le triangle, comme on appelait souvent Edouard, Gustave et Frank, était renommé pour sa gaieté.

« En revanche, reprit Gustave, il faudra avoir une soirée dansante à la maison, la semaine prochaine. Cela amusera les petites et nous aussi. »

Gustave Burton avait trois sœurs, deux cousines et quatre tantes, sans compter une mère et une bonne grand’mère, toujours prêtes à contenter le moindre de ses désirs. Aussi la joyeuse jeunesse de Harmony se réunissait souvent pour s’amuser dans les grands salons de Mme Burton.

Comment vont les affaires ? demanda Frank à Édouard, qui était dans une maison de commerce depuis quelques mois.

— Assez mal. On dit quelles reprendront au printemps. M. Paul est content de moi, mais vous me manquez terriblement, mes amis. »

Édouard passa l’un de ses bras autour du cou de Gus-