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LE CLUB DRAMATIQUE.

« Ah ! que vous êtes bonnes ! Je ne l’oublierai jamais, jamais ! »

Elle reprit bientôt :

« Il faut absolument que je fasse quelque chose pour vous. Ah ! j’y suis ! J’écrirai aujourd’hui à Mme Piper pour la prier de nous prêter son manteau d’hermine pour le roi. »

Des cris de joie lui répondirent. Personne n’avait encore osé emprunter ce manteau ; mais toutes croyaient que la vieille dame ne refuserait pas cette faveur à la petite malade.

C’est incroyable comme tout marcha bien après cela. Chacune riait disposée à aider et à admirer les autres, et, quand les garçons eurent la permission d’entrer, ils trouvèrent de magnifiques dames d’honneur entourant le sofa où reposait la plus belle petite princesse du monde.

« Oh ! Jack, cria Jane, je vais jouer aussi ! Sont-elles gentilles ! Regardez comme elles sont belles ! Êtes-vous content ? demandait-elle pendant que « ces messieurs » s’arrêtaient étonnés, et que « ces dames » souriaient et rayonnaient tout heureuses de cette admiration.

— À la bonne heure ! s’écria Jack enchanté.

— Mesdemoiselles, dit Frank, permettez-nous de vous offrir nos très sincères compliments.

— En ma qualité de roi, j’ordonne un peu de calme, déclara Gustave en se dirigeant vers le trône où l’attendait Juliette.

— La prochaine fois nous jouerons la Belle aux Cheveux d’or, je vous le promets, » dit Edouard à Mabel dont les cheveux blonds ruisselaient sur sa robe bleue, comme un écheveau de soie dorée.