Page:Alcott - Jack et Jane.djvu/200

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
164
JACK ET JANE.

— Je ne veux le dire à personne.

— C’est bizarre… Vous sériez-vous fourré dans un guêpier ?

— Ce serait possible si je ne trouvais pas d’argent avant la fin de la semaine.

— Je me demande comment je pourrais vous aider, puisque vous ne voulez rien me dire, reprit Jane un peu piquée de ce manque de confiance.

— Si vous voulez m’aider, cessez de me faire des questions auxquelles je ne puis pas répondre, et découvrez-moi un moyen de gagner de l’argent.

— Combien avez-vous déjà ?

— Un dollar, répondît Jack en lui montrant une petite pièce d’or attachée à sa chaîne de montre.

— Oh ! Jack, vous n’allez pas prendre celui-là ! s’écria Jane stupéfaite. Il est trop joli !

— Il le faut bien, dit Jack d’un ton sévère. Un honnête homme doit donner tout ce qu’il possède pour payer ses dettes.

— C’est donc bien grave ?

— Oh ! oui. »

Jane passa près de cinq minutes à ressasser dans sa tête tous les moyens par lesquels Jack pouvait gagner de l’argent. Il y en avait encore une certaine quantité, car Mme Minot trouvait que les exercices corporels étaient bons pour la santé de ses fils, et, pour les y encourager, elle leur payait généreusement les petits services qu’ils lui rendaient.

« Avez-vous encore du bois à couper ? demanda la petite fille.

— Tout est fini.