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JANE ÉCLAIRCIT LE MYSTÈRE.

ma place. Je suis heureux que vous m’ayez écrit.

« Bob Walker. »


« Hourrah ! s’écria Jane. Frank, portez vite cela à votre mère, » ajouta-t-elle en lui tendant sa lettre.

Puis, elle se mit à chanter de toutes ses forces pour ne pas laisser échapper son secret.

Cinq minutes après, Mme Minot, folle de joie, prenait Jack dans ses bras et le couvrait de baisers en répétant :

« Mon bon généreux enfant ! Oh ! je savais bien que vous étiez innocent ! »

Frank tordait la main de son frère à force de la lui serrer, et lui disait :

« Jack, je suis fier de vous ! J’ai eu bien tort d’être un seul instant dur pour vous ! »

En même temps, Jane criait :

« Je vous l’avais bien dit ! Je vous l’avais bien dit ! C’est moi qui l’ai trouvé ! Ah ! ah ! ah ! C’est moi ! »

Jack crut qu’ils étaient devenus fous.

« Quoi ? Qu’y a-t-il ? lui demanda-t-il en ouvrant ses grands yeux bleus. Ne m’étouffez pas, s’il vous plaît ! »

On le laissa libre en riant, mais il ne fut guère plus avancé.

Sa mère alla embrasser Jane avec effusion, et Frank, au lieu de lui donner la clef du mystère, lui présentait un papier couvert de taches d’encre, en lui disant :

« Lisez, mais lisez donc !

— Hourrah ! s’écria Jack à son tour quand il eut fini sa lecture. Mais qui donc a mis Bob au courant de tout cela ? Cela ne regardait personne. C’est égal, celui qui l’a fait a été bien bon !