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JACK ET JANE.

nom, mais, comme je ne l’ai jamais vu sans son vélocipède, je l’appelle le garçon au vélocipède. Je vais les chercher tous. Je leur ai déjà parlé de vous. Ils meurent d’envie de vous connaître. »

Jack partit comme un trait, Il revint bientôt suivi de ses « amis. »

La connaissance fut vite faite. Gertrude et Mary lui parurent charmantes. Jane sentait que l’impression était réciproque, et au bout d’un quart d’heure, elle fut aussi à son aise avec elles que si elle les eut connues depuis des années. Chacun était plein d’attentions pour elle. Un jour, le jeune Charley Cox, qui se livrait avec frénésie à la pêche, lui apporta un crabe vivant.

Jane fut enchantée.

« Oh ! si je pouvais seulement le garder ! s’écria-t-elle.

— Ce ne serait pas facile, lui dit Gertrude, il faudrait de l’eau.

— J’ai une idée, » cria Frank en entraînant Charley. Un instant après, ils reparurent tous deux avec un grand seau de fer.

« Que voulez-vous faire de cela ? leur demanda Mary en riant.

— Vous allez le voir, » répondit Frank.

Il jeta du sable sur la proue du bateau de Jane, fit un creux dans le sable et y mit le seau. Pendant ce temps, Charley prenait le seau de bois de son petit frère Harry et courait chercher de l’eau de mer.

« J’ai compris, dit Jane en battant des mains. C’est un aquarium !

— Oui, mademoiselle, » répondit Jack.

L’aquarium de Jane était fondé. Ce fut une grande