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L’HÔPITAL NUMÉRO 1.


« Mon cher Jack, on me défend de bouger, c’est affreux ! Le télégraphe est charmant, nous nous amuserons bien avec. J’aime beaucoup les confitures de goyaves, seulement je n’en ai jamais mangé. Prêtez-moi donc un livre qui parle d’ours, de navires ou de crocodiles. Comme le docteur voulait aller vous voir, j’ai pensé qu’il arriverait plus vite par le télégraphe que par le retour du docteur, bien qu’il m’offrît de s’en charger. Faites-lui bon accueil, Molly Loo m’a dit que la classe était bien triste sans nous. Je l’espère bien.

« Votre amie,
« Jane. »


Jack riposta par l’envoi d’un livre et d’un petit pot de confitures de goyaves qui se répandit malheureusement en chemin, au détriment des Bêtes sauvages de l’Asie et de l’Afrique. Jane envoya immédiatement en échange un tout petit chat noir qui sortit du panier en soufflant et en jouant des griffes au grand amusement de Jack. Le petit garçon se creusait la cervelle pour découvrir le moyen de transporter, par leur télégraphe, un gros lapin à lui appartenant, lorsqu’un appel de ses amis revenant de classe délivra Jane de ce cadeau inopportun.

« Voulez-vous les voir ? lui demanda Frank qui les regardait de la fenêtre d’un air de condescendance ?

— Je crois bien ! » s’écria Jack en remettant précipitamment le petit chat par terre, afin qu’aucun œil masculin ne le surprît se livrant à cet amusement de petite fille.

Boum ! fit la porte d’entrée. Pan ! pan ! pan ! firent