Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/234

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Rose. Je meurs d’envie de savoir ce qu’il y a dedans. »

Phœbé obéit promptement.

Il serait trop long d’énumérer tous les cadeaux contenus dans ces bas, qui, en Amérique, s’ajoutent aux souliers que les enfants de notre pays mettent dans la cheminée, la veille de Noël. Toute la famille avait gâté Rose, et, quant à Phœbé, grâce à l’oncle Alec et à sa nièce, elle n’avait jamais eu tant de trésors en sa possession.

« Oh ! mademoiselle Rose, lui dit-elle en posant sur son doigt le dé d’argent que lui donnait celle-ci, vous êtes trop bonne pour moi. Je n’ai plus rien à souhaiter !

— Tant mieux, fit Rose toute contente d’avoir si bien réussi. Je suis comme vous : tous mes vœux sont réalisés. Je crois qu’on ne pourrait rien me donner d’autre.

— Cependant, dit Phœbé, il y a encore deux cadeaux qui vous attendent à la porte.

— Vraiment ? Que de richesses ! Qu’est-ce que cela peut être ? Autrefois je rêvais des pantoufles et des carrosses, comme Cendrillon ; c’est là, je crois, le seul désir qui n’ait pas été exaucé…

— Vous avez presque deviné, s’écria Phœbé en battant des mains et courant chercher dans l’antichambre une ravissante paire de patins et un traîneau doré.

— Oh ! que c’est joli ! Bien sûr, c’est une surprise de l’oncle Alec ! »

Et, oubliant qu’elle n’avait que sa longue chemise de nuit, la petite fille sauta à bas de son lit, alla s’asseoir sur son traîneau et essaya un patin sur son petit pied nu.