Page:Alhaiza, Cybèle, voyage extraordinaire dans l'avenir, Georges Carré, 1904.djvu/88

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CHAPITRE IV


Marius trouve dans la capitale de la nouvelle France des chemins qui marchent et des gens qui volent. — Adroit procédé qu’emploient les ingénieurs pour l’extraction de tous les métaux. — Comment on voyage maintenant en Cybèle. — Marius est le bienvenu dans la maison de son ami Namo. — Sa surprise d’y trouver des visages de sa connaissance intime chez des personnes qu’il n’avait jamais vues. Première journée de séjour à Alger bien employée par Marius qui est piloté par le professeur Alcor dans les différents quartiers de la capitale. — Le Grand-Temple, ses propylées de marbre, sa coupole d’or, ses sphinx qui parlent et son astre artificiel qui illumine, la nuit, tout Alger. — Rapide aperçu donné par le professeur, des idées religieuses et des fêtes du culte qui sont en honneur dans cet autre monde.


Si la ville qu’avait connue Marius était étonnamment transfigurée, le port ne l’était pas moins avec ses nombreux bassins, ses canaux de communication, ses quais qui occupaient une étendue fort considérable et correspondant, cela va sans dire, à l’importance de la capitale et à son immense commerce maritime. Marius était plutôt au-dessous qu’au-dessus de la réalité en estimant qu’il dépassait les proportions de l’ancien port, autant que ce dernier avait dépassé celles de la petite anse des pirates d’avant la conquête.