Page:Aloysius Bertrand - Gaspard de la nuit, édition 1920.djvu/193

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À M. SAINTE-BEUVE


Je prierai les lecteurs de ce mien labeur qu’ils veuillent prendre en bonne part tout ce que j’y ai écrit.
Mémoires du Sire de Joinville.


L’homme est un balancier qui frappe une monnaie à son coin. Le quadruple porte l’empreinte de l’empereur, la médaille, du pape, le jeton, du fou.

Je marque mon jeton à ce jeu de la vie où nous perdons coup sur coup et où le diable, pour en finir, rafle joueurs, dés et tapis vert.

L’empereur dicte ses ordres à ses capitaines, le pape adresse des bulles à la chrétienté, et le fou écrit un livre.

Mon livre, le voilà tel que je l’ai fait et tel