Page:Aloysius Bertrand - Gaspard de la nuit, édition 1920.djvu/79

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III

LE FALOT


Le Masque. — Il fait noir ; prête-moi ta lanterne.
Mercurio. — Bah ! les chats ont pour lanterne leurs deux yeux.
Une nuit de carnaval.


Ah ! pourquoi me suis-je, ce soir, avisé qu’il y avait place à me blottir contre l’orage, moi petit follet de gouttière, dans le falot de Mme de Gourgouran !

Je riais d’entendre un esprit que trempait l’averse bourdonner autour de la maison lumineuse, sans pouvoir trouver la porte par laquelle j’étais entré.

Vainement me suppliait-il, enroué et morfondu, de lui permettre au moins de rallumer