Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/163

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


de Louis-Philippe, aujourd’hui roi des Français. Il fut délivré au chapitre. Plus de deux siècles avant, (en 1570) un Le Chevalier, sieur des Ifs, avait aussi levé la fierte ; sans aucun doute, ces deux individus, favorisés l’un et l’autre par le chapitre de Rouen, à un si long intervalle, appartenaient à la même famille.

1781.

En 1781, la fierte fut levée par Pierre Moignet, du Mesnil-Hubert, près Bayeux, recommandé, depuis trois ans, par Louis-Philippe, duc d’Orléans, aïeul du roi des Français. Ce Pierre Moignet était un marchand de bœufs ; chassant avec plusieurs de ses amis sur les terres du marquis de Vassy, il fut rencontré par un garde qui le somma de rendre son fusil ; il résista ; le garde et lui tirèrent l’un sur l’autre ; le garde, nommé Georges Royer, mourut du coup de fusil que lui tira Moignet.

1787. Il n’y eu pas d’élection.

En 1787, la chambre des comptes avait dans sa conciergerie un prisonnier qui semblait pouvoir être élu par le chapitre pour lever la fierte, cette année. Dans cette prévision, et craignant que, comme en 1776, le parlement n’élevât la prétention de délibérer sur le sort d’un prisonnier dont le délit ne dépendait pas de sa compétence, elle s’occupa, dès trois semaines avant l’Ascension, des moyens de conserver le droit qu’elle s’imaginait avoir, de délivrer ou de refuser, seule, aux chanoines, les prisonniers détenus dans sa conciergerie pour des crimes dont