Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/170

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dans mon cœur, et n’est point incompatible avec la sévérité de la loi dont vous êtes l’organe. L’usage en question est très-ancien dans cette ville ; il y date de plusieurs siècles. Le peuple en a toujours été jaloux, et seroit affecté, peut-être, de le voir détruire en ce moment où il seconde si bien, par sa soumission à la loi, l’affermissement de la liberté. Le succès de mon ministère peut y trouver quelqu’avantage, dans un temps surtout où les liens de la religion, affoiblis, ont besoin d’être resserrés par ce témoignage de respect particulier pour elle ; et ce que la vindicte publique y perdroit pour l’exemple, elle peut le regagner facilement par la reconnoissance. Je désire donc, d’après ces motifs, qu’il seroit facile de développer davantage, de conserver un usage aussi respectable que touchant, non comme un droit que je puisse prétendre, mais comme un tribut payé par la loi même à la douceur de la religion.

» Cependant, Monsieur, comme je suis bien éloigné de solliciter indiscrètement quelque chose qui pût être contraire à l’ordre public, ou altérer en rien la loi constitutionnelle de l’état, si le tribunal, au nom duquel vous demandez à connoître mes intentions, ne croyoit pas pouvoir prendre sur lui la délibération formelle que je désire, il seroit facile d’en référer à l’assemblée nationale, qui nous éclairciroit réciproquement sur la possibilité ou