Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/171

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les inconvénients de la grâce dont je serois affligé, de voir prononcer la suppression, précisément à l’époque de mon administration ; et j'attendrois sa décision avec d’autant plus de confiance, qu’elle a donné, plus d’une fois, et par les mêmes vues qui m’animent, et dans des circonstances encore plus difficiles, l’exemple de l’indulgence que je réclame, sans porter atteinte à l’autorité des loix que nous devons à sa sagesse.

» J’ai communiqué ces réflexions à mon conseil épiscopal. Il en a goûté les principes, et les a unanimement adoptées.

» Je suis avec respect,
» Monsieur,
» Votre très-humble et très-obéissant serviteur,
» + Louis, évêque métropolitain de Rouen. »

Bientôt ce prélat adressa au même tribunal une seconde lettre ainsi conçue :

« Messieurs,

» Je crois être assuré que je serai incessamment requis de réclamer la continuation de l’usage connu dans cette ville sous le nom de la fierte, auquel le peuple paroît être singulièrement attaché. Si la réquisition m’en est faite, je serois embarrassé pour répondre, et ne voulant rien faire que de concert avec le tribunal, et qui ne soit marqué au coin de la prudence, pour ménager tous les intérêts, j’ose vous demander quelle conduite je dois tenir alors,