Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/343

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en 1483, le chapitre recommanda au prédicateur d’insister sur l’obligation où étaient les personnes délivrées par la fierte, de venir aux processions et d’y assister une torche à la main[1]. Plus tard, il s’était introduit, dans l’accomplissement de ce devoir, un grand relâchement. Le Mésenguier, qui avait obtenu la fierte en 1483, ne vint, ni en 1500, ni en 1501, porter la torche ; il fut mandé devant le chapitre, à raison de cette double omission[2]. Peu d’années après, on voit le chapitre obligé de faire des procédures pour contraindre les prisonniers à l’accomplissement d’une obligation si sacrée, puisqu’elle avait été contractée sous le sceau du serment. Jean Le Landois, seigneur du village d’Hérouville, près de Caen, qui avait levé la fierte en 1523, ne vint point, l’année suivante, porter la torche ; il avait écrit au chapitre qu’il était malade, et prié qu’on le dispensât. Le chapitre ne se contenta point de cette allégation ; dès le lendemain, ordre fut donné au messager d’assigner ce gentilhomme à comparaître le mardi après la fête de la nativité de saint Jean, devant le promoteur de l’officialité, pour y justifier des causes qui avaient pu l’empêcher de venir à Rouen, avec

  1. Reg. du 28 avril 1483.
  2. Reg. du 25 mai 1501.