Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/400

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elle étouffa son enfant, qui mourut sans baptême. Elle alla enfouir le corps dans une étable à vaches.


1518. Pierre Jouyse, de la paroisse de Saint-Laurent de Rouen, vitrier.
    Revenant d’un jeu de paume, avec ses frères et ses amis, il trouva son neveu, enfant de douze ans, assailli par dix ou douze enfans qui le maltraitaient, lui tiraient les cheveux, et l’accablaient de coups. Il délivra son neveu, en lui donnant, toutefois, un soufflet pour le punir de s’être battu. Mais les parens de quelques uns des enfans qu’il venait de châtier, se mirent à la poursuite de Jouyse et de ses frères, l’épée à la main, et les blessèrent tous trois fort grièvement. Outré, Pierre Jouyse tira son couteau de sa ceinture, et perça un de ces individus, qui mourut sur l’heure. Ce fait arriva près de Saint-Cande-le-Vieux.


1519. Guillaume Morel, de la paroisse de Gourfaleur, diocèse de Coutances.
    Lui et sa famille, revenant du pélerinage de Saint-Sébastien de Rohart (ou de Raids), ils burent du cidre dans une auberge de la paroisse de Saint-Gilles en Cotentin, et Morel s’enivra. Dans l’ivresse, il tua, d’un coup de bâton, le nommé Bastard, qui était de sa compagnie.


1520. Germain Rou, de la paroisse de Marcilly-la-Campagne, diocèse d’Evreux, tisserand, âgé de 30 ans.
    De complicité avec un prêtre de Marcilly, il avait jeté dans une marnière un enfant nouveau-né, fruit d’un commerce criminel que ce prêtre avait eu avec une jeune personne, sa filleule. Deux jours après, des passans entendirent les cris de l’enfant, l’ôtèrent de la poche dans laquelle on l’avait mis, en eurent soin, et lui sauvèrent la vie. Le prêtre coupable s’enfuit à Rome. Germain Rou avait été condamné par les juges de