Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/49

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allait paraître. L’abbé d’Aunay écrivit à l’abbé Gaudon : « Puisqu’il n’y a plus lieu d’espérer de vaincre, et qu’il ne servirent plus de rien de combattre, songez à faire une retraite la plus honorable que vous pourrez, ou pour mieux dire, puisqu’il se faut rendre, et qu’il n’y a pas lieu de tenir contre la volonté du roi et le crédit de M. le premier président appuyé de M. Pussort, faites une capitulation la moins désavantageuse à notre église qu’il vous sera possible. » Mais le négociateur du chapitre était persévérant ; il continua ses démarches, et parvint à empêcher l’expédition de la déclaration projetée. Le premier président avait promis de l’apporter à sa compagnie, avant l’époque de l’insinuation du privilége ; mais il reconnut qu’il s’était trop avancé. L’abbé d’Aunay s’empressa de donner à son ami tous les éloges dont l’avait rendu digne une négociation conduite avec tant d’habileté et de succès. « Vous faites tout cela, lui disait-il, pour des gents qui ne marquent, quant à présent, guères de recongnoissance ; mais il ne faut pas que l’ingratitude de quelques faux frères vous empesche de continuer, jusques au bout, vos soings et vos travaux pour nostre mère, je veux dire pour nostre église. » La mauvaise humeur du parlement était au comble ; on sut qu’il y avait été convenu de ne délivrer désormais au chapitre que des prisonniers écroués avant l’insinuation, et, en général, de