Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/518

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Saint-Imier au Breuil, son fusil à la main, il vit des gens qui insultaient et outrageaient sa cousine, « c’étoient les nommés Bourdon et sa femme, Sébastien Sallin et sa femme, qui revenoient du pélerinage de Saint-Eugène, et paroissoient ivres. » Aubin Bouchard leur adressa des reproches, et prit le parti de sa cousine. Bourdon, irrité, se jeta sur lui, et voulut s’emparer de son fusil. Bouchard, un peu ivre, tira son coup de fusil et tua Bourdon, qui était un journalier de Pierrefitte.


1712. Jean Périer, âgé de 54 ans, maréchal, demeurant à Tourville, diocèse de Rouen.
    Revenant, un soir, à Tourville, par le bois de Lessart, il s’assit dans ce bois et s’y endormit. Bientôt, il se réveilla et s’aperçut qu’un homme le fouillait ; c’était Jacques Stère, journalier à Oissel ; Périer lui résista, mais Stère le saisit à la gorge, cherchant à l’étrangler ; heureusement il voulut ôter son habit pour tuer Périer plus à son aise. Celui-ci se leva aussi-tôt, et chercha à s’enfuir. Stère le poursuivit, en disant : « Il faut que tu périsses aujourd’hui, que je t’enterre dans le bois, et qu’on n’entende plus parler de toi. » Alors Périer tira un couteau ou jambette qu’il avait dans sa poche, et en donna plusieurs coups à Stère, qui mourut sur la place.


1713. Jean Yoris, âgé de 26 ans, maître à danser, à Vernon-sur-Seine.

Jean-Henri Yoris, âgé de 24 ans, maître à danser.

Jean-François Yoris, âgé de 19 ans, maître à danser.

    Le 1er. mai 1712, Jean Yoris et ses deux frères ayant passé la nuit à donner des sérénades, à planter des mais et à tirer des coups de fusil devant les portes des personnes de considération de la ville de Vernon, allaient, vers huit heures du