Page:Amiel - Les Étrangères, 1876.djvu/241

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Le guet nommant l’heure qui passe a répété les coups.
Le vent fraîchit, on voit frémir les cimes du feuillage.
L’astre des soirs monte et reprend son éternel voyage.
Et dans les cieux, la nuit rêveuse erre. Le monde obscur
Baise les crêpes étoilés de sa robe d’azur ;
Mais la déesse, indifférente aux tendresses humaines,
D’un regard triste et beau pourtant, effleure et monts et plaines.


De l’allemand
Hœlderlin.