Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/100

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par différents physiciens en 1821 (p. 216 et suiv. de ce Recueil), la description de l’appareil avec lequel j’ai vérifié cette égalité d’action par des expériences susceptibles d’une grande précision. J’ai démontré, dans un Mémoire lu, le 4 décembre 1820, à l’Académie des Sciences, en partant de ce fait ainsi constaté, que si l’on nomme une fonction des trois angles qui déterminent la situation respective de deux portions infiniment petites de courants électriques, proportionnelle à la force qu’elles exercent l’une sur l’autre à une distance déterminée, lorsqu’on fait varier cette situation et qu’on désigne ces trois angles par étant ceux que les directions des deux petites portions forment avec la ligne qui en joint les milieux, et l’inclinaison mutuelle des plans de ces deux angles, — la fonction sera nécessairement de la forme



étant un coefficient constant[1]. Il me restait à déterminer la valeur de ce coefficient ; je n’y réussis pas dans le temps, je vis seulement, d’après des expériences que j’ai communiquées à l’Académie, le 11 décembre 1820, que cette valeur paraissait être d’autant plus petite que les expériences que je faisais pour la déterminer étaient plus exactes. Comme je ne soupçonnais

  1. La quantité que je représente ici par est désignée par dans le Cahier de septembre du Journal de Physique, année 1820, où j’ai inséré la démonstration dont il est ici question, et qu’on trouve avec plus de détail dans ce Recueil, p. 225.