Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/99

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deux côtés de l’angle égal opposé au sommet, qui sont parcourus en sens contraires par le même courant, en sorte qu’il faudra d’abord, pour qu’il y ait équilibre entre elles, que cette attraction et cette répulsion qui tendent à faire tourner le conducteur mobile, l’une dans un sens et l’autre dans le sens opposé, soient égales entre elles, et ensuite que les deux dernières actions, l’une attractive et l’autre répulsive, qui s’exercent entre les côtés des deux angles obtus opposés au sommet qui sont les suppléments des premiers, soient aussi égales entre elles. Il est inutile de remarquer que ces actions sont réellement les sommes des produits des forces qui agissent sur chaque portion infiniment petite du conducteur mobile, multipliées par leur distance à la verticale autour de laquelle il peut librement tourner ; mais, comme les distances à cette verticale des portions infiniment petites correspondantes des deux branches bcde, b′c′d′e′ sont toujours égales entre elles, l’égalité des moments rend nécessaire celle des forces.

Le second des trois cas généraux d’équilibre est celui que j’ai remarqué à la fin de l’année 1820 ; il consiste dans l’égalité d’action sur un conducteur rectiligne mobile de deux conducteurs fixes, situés à égales distances du conducteur mobile, l’un rectiligne et l’autre plié et contourné d’une manière quelconque, quelles que soient d’ailleurs les sinuosités formées par ce dernier. On peut voir, dans les Notes sur l’exposé sommaire des expériences électrodynamiques[1] faites

  1. Voyez ce que j’ai dit sur la préférence que j’ai donnée à cette dénomination : Expériences électrodynamiques, dans les notes qui sont au bas des pages 200 et 237 de ce Recueil.