Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/121

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répéter en employant, un arc plus petit que la circonférence : c’est ce que j’ai fait à Genève, en me servant d’un conducteur fixe, formant une demi-circonférence plusieurs fois redoublée ; et comme l’action a été nulle, quel que fût l’angle que formât le plan du conducteur mobile avec le diamètre qui servait de corde à la demi-circonférence, on ne peut douter qu’elle ne soit nulle en effet pour un arc quelconque[1].

3° Il s’établit dans un conducteur mobile, formant une circonférence complètement fermée, un courant électrique par l’influence de celui qu’on produit dans un conducteur fixe circulaire et redoublé, placé très près du conducteur mobile, mais sans communication avec lui[2].

J’avais déjà tenté la même expérience au mois de juillet 1821 avec un appareil tout semblable, décrit dans ma lettre à M. le professeur Van Beek, qui a été insérée dans le Journal de Physique ; mais ayant probablement employé un aimant trop faible, je n’avais obtenu aucun signe de l’existence du courant électrique dans le conducteur mobile, ce qui m’avait fait rejeter, dans cette lettre, la production des courants électriques par influence ; cette dernière expérience doit la faire admettre : mais ce fait, indépendant jusqu’à présent de la théorie générale des phénomènes

  1. J’ai expliqué dans la note des pages 95 et 96 la manière dont cette expérience a été faite.
  2. L’appareil avec lequel j’ai fait cette expérience est décrit page 170, et la production des courants électriques par influence qu’elle établit est annoncée pages 285 et 286.