Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/122

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électrodynamiques, n’apporte aucun changement à cette théorie. Voici maintenant les principaux résultats des conséquences que j’ai déduites, dans la seconde partie de mon Mémoire, des lois auxquelles j’ai ramené ces phénomènes en 1820[1].

1° Une portion rectiligne du circuit voltaïque mobile dans un plan autour d’une de ses extrémités, tend à tourner toujours dans le même sens par l’action d’un conducteur fixe rectiligne et indéfini, situé dans ce plan ou dans un plan parallèle, toutes les fois que ce conducteur est dans tous ses points hors du cylindre droit, qui a pour base le cercle dont la circonférence est décrite par l’extrémité de la portion mobile opposée à celle autour de laquelle elle tourne ; le conducteur fixe rectiligne tend, au contraire, à amener cette portion mobile dans une situation déterminée, quand il entre dans ce cylindre et vient passer auprès de son axe.

2° Quand la portion mobile au lieu de se mouvoir, comme dans le cas précédent, en tournant autour d’un axe perpendiculaire au plan où elle est située, est au contraire assujettie à rester dans son mouvement de rotation, toujours parallèle à l’axe autour duquel elle se meut, l’action d’un conducteur rectiligne indéfini, situé dans un plan perpendiculaire à cet axe, tend dans tous les cas à amener la portion mobile dans une position déterminée, où le plan qui la joint à l’axe de rotation est parallèle au conducteur fixe, et où la portion mobile se trouve du côté positif de ce conducteur, quand le courant qui la parcourt va en s’approchant du même conducteur, et du côté opposé quand

  1. Cette expérience est décrite pages 277, 278.