Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/14

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théorie de l’unité de plan des êtres animés, soutenue par Geoffroy Saint-Hilaire, et la défendit au Collège de France contre l’opinion contraire de Cuvier. En 1834, Ampère a publié son Essai sur la philosophie des sciences ou exposition analytique d’une classification naturelle de toutes les sciences humaines, qui abonde en réflexions profondes et en aperçus de génie.

Les travaux d’Ampère rendent un témoignage éclatant de son immense savoir, de sa puissante intelligence et de son sens critique aigu, auxquelles qualités il faut ajouter sa chaude tendresse et sa grande bonté de cœur. Non seulement les malheurs de la France, mais encore ceux des peuples les plus lointains lui causaient de vifs chagrins, comme si c’eussent été des malheurs personnels. Prenant un intérêt très vif à tout ce qui concernait l’humanité, il croyait à sa perfectibilité et à son progrès indéfini.

Les tourments et les chagrins qu’il a subis pendant son existence ont fortement ébranlé sa santé. Pendant une tournée d’inspection, il fut frappé à Marseille par une pneumonie à laquelle il succomba le 10 juin 1836.

M. S.


Remarque. — Les deux mémoires figurant dans ce volume sont reproduits d’après le Recueil d’observations électrodynamiques, publié en 1822. C’est à ce Recueil que se rapportent les renvois d’Ampère.

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