Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/56

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j’ai tentées pour faire mouvoir le fil conducteur d’un courant électrique par l’action du globe terrestre, moins peut-être par la difficulté d’obtenir une suspension assez mobile, que parce qu’au lieu de chercher dans la théorie qui ramène les phénomènes de l’aimant à ceux des courants électriques la disposition la plus favorable à cette sorte d’action, j’étais préoccupé de l’idée d’imiter le plus que je le pouvais la disposition des courants électriques de l’aimant dans l’arrangement de ceux sur lesquels je voulais observer l’action de la terre dans le cas où ils sont produits par la pile de Volta ; cette seule idée m’avait guidé dans la construction de l’instrument représenté figure 3. et elle m’empêchait de faire attention que ce n’est en quelque sorte que d’une manière indirecte que cette action porte le pôle austral de l’aiguille aimantée au nord et en bas, et le pôle boréal au sud et en haut : que son effet immédiat est de placer les plans perpendiculaires à l’axe de l’aimant, dans lesquels se trouvent les courants électriques dont il se compose, parallèlement à un plan déterminé par l’action résultante de tous ceux de notre globe, et qui est, dans chaque lieu, perpendiculaire à l’aiguille d’inclinaison. Il suit de cette considération que ce n’est pas une ligne droite, mais un plan que l’action terrestre doit immédiatement diriger ; qu’ainsi ce qu’il faut imiter, c’est la disposition de l’électricité suivant l’équateur de l’aiguille aimantée, équateur qui est une courbe rentrant sur elle-même, et voir ensuite si, lorsqu’un courant électrique est ainsi disposé, l’action de la terre tend à amener le plan où il se trouve dans une direction parallèle à celle où elle tend à amener l’équateur de l’aimant, c’est-à-dire