Page:Anatole France - Le Petit Pierre.djvu/51

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Ma mère me reprocha vivement mon obstination et me dit que je n’étais qu’un sot.

Mon amour-propre d’auteur en souffrit et je répliquai par je ne sais quelle impertinence pour laquelle je fus mis en pénitence.

J’ai bien changé depuis lors ; je ne me refuse plus à placer des points d’interrogation à tous les endroits où c’est l’usage d’en mettre. Je serais même tenté d’en tracer de très grands au bout de tout ce que j’écris, de tout ce que je dis et de tout ce que je pense. Ma pauvre mère, si elle vivait, me dirait peut-être que maintenant j’en mets trop.