Page:Anatole France - Les Contes de Jacques Tournebroche.djvu/197

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— J’estime, ajouta-t-il, que la lune est plus ancienne que le soleil. Elle est une divinité très puissante, amie des Gaulois.

— La divinité de la lune, répondit César, est reconnue par les Romains et par les Grecs. Mais ne crois pas, Commius, que cet astre, qui brille sur l’Italie et sur toute la terre, soit particulièrement favorable aux Gaulois.

— Prends garde, Julius, répondit l’Atrébate, et pèse tes paroles. La lune que tu vois ici courir dans les nuées n’est pas la lune qui luit à Rome sur vos temples de marbre. D’Italie on ne pourrait voir celle-ci, bien qu’elle soit grande et claire. La distance ne le permet pas.