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LE CAPTIF


Les larmes sur sa belle joue
Mouillent sa chevelure d’or.
Parfois ses ailes qu’il secoue
Méditent l’impossible essor.

Et tant que le soleil éclaire
Le bois chaste et silencieux,
Les fiers desseins et la colère
Enflamment ses humides yeux.

Mais quand vient l’ombre transparente
Ramener les Nymphes en chœur,
Il rit, et sa chaîne odorante
Enivre doucement son cœur.


1871