Page:Andersen - Contes d'Andersen, traduit par Soldi, Librairie Hachette et Cie, 1876.djvu/58

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« Pardon ! il est bien tard, dit le soldat, mais je voudrais voir la princesse, ne fût-ce qu’un instant. »

Et voilà le chien parti. Le soldat n’avait pas eu le temps de se retourner qu’il était revenu avec

Vignette de Bertall

la princesse. Elle était assise sur son dos, si belle qu’en la voyant on devinait une princesse. Le soldat ne put s’empêcher de l’embrasser, car c’était un vrai soldat.

Puis le chien s’en retourna avec la princesse. Mais le lendemain tout en prenant le thé avec le roi et la reine, elle leur raconta un rêve bizarre