Page:Andersen - Contes pour les enfants, trad. Caralp, 1848.djvu/96

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée
90
ÉLISE.

rayons si bienfaisants, si chauds ! « Ensuite elle approcha sa petite tête de la poitrine de l’oiseau ; mais elle tressaillit, car il lui sembla que tout mouvement n’y était pas encore éteint. C’était le cœur de l’oiseau. Il n’était pas mort, mais seulement engourdi ; et maintenant qu’un peu de chaleur arrivait jusqu’à lui, il revenait à la vie.

En automne les hirondelles s’enfuient vers des contrées plus chaudes : et quand parmi elles il s’en trouve de plus faibles que les autres et que le froid les saisit, elles tombent sur le sol et restent couchées comme mortes jusqu’à ce que la neige vienne les couvrir.

En voyant l’oiseau se relever, le premier mouvement d’Élise fut d’éprouver un peu de frayeur, car à côté d’elle c’était un vrai géant. Mais elle reprit bientôt ses esprits, pressa encore plus exactement l’abri en foin contre le petit animal épuisé, puis s’en alla lui chercher les feuilles de menthe desséchées qui lui servaient à elle-même de couverture, afin qu’il pût y reposer sa tête.

La nuit suivante elle se glissa de nouveau