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ANNALES DE LA SOCIÉTÉ J. J. ROUSSEAU

l’édition de 1763 sont reprises : la fraîcheur de l’air[1], la note III, p. 207 sur le mot hôte[2], la note II, p. 392 sur le rapport entre les situations et les vertus ou les vices[3]. L’exemplaire de Genève a des annotations moins nombreuses que celui de Paris. Mais comme il est complet il permet de constater que l’addition signalée par Rousseau pour la troisième partie, dans l’exemplaire de la Chambre des députés, comme très importante, est bien la note III, lettre 20, p. 117 de l’édition de 1763, copiée par lui sur un feuillet et collée dans cet exemplaire.

Enfin l’exemplaire de Paris comporte trois corrections de Rousseau qui confirment cette tendance maladive à suspendre et alterner son choix pour les moindres détails de style : « Peu lire et penser beaucoup à nos lectures — si le charme de mes jours est le supplice des tiens — ô charme et bonheur de ma vie[4] », corrigent les leçons de Duchesne « beaucoup méditer — tourment — gloire et bonheur. » Or Rousseau ne fait ainsi que revenir au texte de 1761, texte qui lui avait déplu et qu’il avait fait corriger par l’errata de Rey[5] tel que Duchesne s’est cru légitimement autorisé à l’imprimer en 1764, ainsi que Rey en 1763.


D. Conclusion.


Les exigences d’une édition critique s’établissent donc clairement. Que Rousseau n’ait pas voulu s’en tenir au

  1. IV, 17, p. 369 (1763.)
  2. IV, 11, p. 293 (1763.)
  3. II, p. 117 (1763.)
  4. t. I, pp. 122, 147, 211 (lettres 12. 19, 31.)
  5. Sur cet errata. Cf. pp. 6 et 48.