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TEXTE DE LA NOUVELLE HÉLOISE

texte corrigé pour l’édition de 1763, c’est ce que prouvent évidemment ses renvois répétés à la première édition, le soin qu’il a sur une édition de 1769 de rétablir, pour les parties 5 et 6, toutes les notes alors supprimées. C’est donc la première édition qui devra servir de texte de base. On y fera entrer les additions de l’exemplaire annoté de Duchesne 1764 (connu, nous le verrons, par les éditeurs de Genève en 1780, et utilisé par eux.) L’insistance de Rousseau qui en indique l’importance et qui reproduit sur deux exemplaires celles qui sont essentielles y autorisent amplement. Les très rares et très minimes corrections seront utilisées en signalant la variante de 1761. Enfin toutes les variantes de l’édition de 1763 seront soigneusement notées. Elles intéressent d’abord l’histoire de la pensée et la connaissance du style de Rousseau. Surtout il n’est pas sûr qu’il n’ait voulu conserver parmi elles que les additions transcrites sur les exemplaires Duchesne de Paris et de Genève. Il n’aurait pas rétabli l’erreur d’Aulu-Gelle, par exemple, qu’il corrige par Macrobe. Dans l’exemplaire des parties V et VI corrigé par lui en 1769 il laisse subsister, donc il semble accepter telles leçons différentes de celles de la première édition et de l’édition Duchesne, la remarque par exemple sur Bonnivard auteur d’une chronique de Genève[1]. Or nous n’avons de cette édition de 1769 annotée que le tome III. Rien ne prouve que dans les tomes I et II, les annotations de Rousseau, les dernières en date, ne laisaient pas subsister des variantes analogues ou même plus nombreuses et plus importantes.

  1. VI, 8, p. 311 (1763).