Page:Annales du Musée Guimet, tome 21.djvu/349

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GÂTHA AHUNAVAITI



La Gâtha Ahunavaiti, ainsi nommée de l’Ahuna vairya, qui l’ouvre, contient sept lias, composés sur le rythme 3 (7 9) ; c’est-à-dire que la strophe est formée de trois vers, et que chaque vers compte seize syllabes divisées par la césure en deux hémistiches de sept et de neuf syllabes 1 [1].

La première strophe de la Gâtha Ahunavaiti est répétée deux fois à la fin de chacun des sept Hâs qui composent la Gâtha. Ce refrain est suivi de l’Ahuna vairya répété quatre fois, de l’Ashem vohû répété trois fois, de l’invocation du Hâ, désigné par ses premiers mots, enfin d’un Yêńhê hâtâm.

Les trois premiers Hâs, composés chacun de onze strophes, forment un groupe liturgique indépendant, qui est invoqué dans le Vispéred sous le titre de Tishrô paoirya, c’est-à-dire « les trois premières (Gâthas) 2 [2]. »

Le mysticisme des commentateurs a établi entre les Gâthas et les objets de la re-

  1. 1. Exemple :
    ahyâ yâsà nemañhâ
    manyéush mazdâ paourvim
    rafedhrahyâ, quatre syllabes ; paourvim, trois (paour-vi-im) ; shyaothanâ, deux (shyaothnâ).
  2. 2. Vp. XIII, 3 ; le Cîm î Gâsân, § 5, les appelle « Ashem Ahurem Mazdâm 3 lûîn » c’est-à-dire « [ces trois Hâs sont] les tishrô paoirya ( 3 lûîn) de l’Ashem Ahuiem Mazdâm ( Vp. XIII) »