Page:Annales du Musée Guimet, tome 21.djvu/421

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HÂ 42 (SP. HÂ 41, 18-36)



Ce Hâ contient une série toute nouvelle d’invocations, consacrée presque tout entière à de grands objets naturels qui n’ont pas encore reçu leur yazamaidê. Ce Hâ est conçu dans le dialecte vulgaire.

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1 (Sp. XLI, 18). Nous vous offrons, ô Amesha-Spentas, l’ensemble du Yasna Haptanhâiti.

Nous sacrifions aux sources d’eaux.

Nous sacrifions aux gués des eaux.

Nous sacrifions aux embranchements des routes et aux confluents des routes.

2 (21). Nous sacrifions aux montagnes d’où les eaux coulent ; nous sacrifions aux lacs, réservoirs des eaux 1 [1].

Nous sacrifions à l’abondance des grains 2 [2] et nous sacrifions au dieu protecteur et formateur 3 [3].

  1. 1. vairîshcâ awezhdânâoûhô, âp-dahishn, lu par Nériosengh afshdân et assimilé à l’Eau Awzhdànva du Yt. XIX, 62.
  2. 2. aspenàcà yevînô, afzûnîgic î gôrtâyân ; voir Haurvatât et Ameretât, § 20.
  3. 3. pâyùshcà thwôreshtârà, pânakic î barînkar. Il semble que thwùreshtàrâ forme dvandva avec l’aspenâ de la proposition précédente, pâyûsh étant une forme abusive qui a entraîné la désinence du nominatif dans le thème. Ce dieu protecteur et formateur est Mithra (Mihiram iajdam, N.), rapproché d’aspenà yevinô, en sa qualité de dieu agricole. Cf. Yasna LXYII, 2.