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ZEND-AVESTA – INTRODUCTION, II : L'AVESTA
Le lexique pehlvi-parsi, publié par Anquetil et par Haug[1].
Le lexique zend-sanscrit (inédit)[2].
Le lexique pehlvi-gujrati et gujrati-pehlvi, lithographiés à Bombay, par Dastûr Eracjî Sohràbjì Mihirjìrànâ (1238 Yezd.).
Le lexique parsi, publié par M. Sachau d’après un manuscrit de la Bodléienne[3].


Les secours indirects sont en nombre indéfini, de forme, de source et de valeur très variables. Ils comprennent toute la littérature pehlvie et parsie, car cette littérature presque tout entière, au moins telle que nous la connaissons, s’est développée autour de l’Avesta. Ils comprennent le Shâh Nâma et les anciennes chroniques arabes qui nous livrent l’histoire légendaire de la Perse ancienne, laquelle s’est alimentée aux sources mêmes de l’Avesta. Ils comprennent les renseignements fournis sur la Perse à ses diverses époques par les historiens de la Grèce et de Rome, depuis les origines jusqu’à la conquête arabe ; et les renseignements fournis depuis sur les Parsis et leur religion par les écrivains musulmans et par les voyageurs européens. Ajoutons enfin les renseignements linguistiques fournis par les dialectes et les langues apparentés, à savoir par les divers dialectes de la famille iranienne (vieux perse, pehlvi, persan, kurde, afghan) et par le sanscrit, principalement le sanscrit védique qui est plus proche du zend que le sanscrit classique. Nous donnerons plus en détail, pour chaque livre zend en particulier, les secours directs et indirects que nous avons pu utiliser.

III

D’après ce que nous avons dit de la méthode des écoles rivales, le lecteur m’excusera si au cours de ce livre il m’arrive rarement de me référer aux
  1. Voir plus haut, p. xxxiii, note 2.
  2. D’après un manuscrit que je possède, ce lexique semble tiré des traductions sanscrites que nous connaissons déjà et par suite ne forme pas une source nouvelle, quoiqu’il soit utile d’ailleurs pour la critique de ces traductions.
  3. Neue Beiträge zur Kenntniss der Zoroastrischer Litteratur, Wien, 1871.