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ZEND-AVESTA : VENDIDAD. — FARGARD 6


49 (101). Créateur du inonde des corps, saiiil I

Où porterons-nous les os des morts’", ô Ahura Mazdu ? Où les déposerons-nous’

30 (1Û2). Ahura Mazda répondit :

On fera pour eux un réceptacle", hors de l’atteinle du chien, de l’atteinte du renard, de l’atteinte du loup, inaccessible aux eaux de pluie d’en haul^-.

51 ,105). Si les adorateurs de Mazda ont les moyens^’, ils le coustruiroiU en pierres, en plaire ou en terre ’.


30. Le squelette qui reste, quaud les oiseaux ont dévoré la ctiair. 3t. uz-dàncm, Idlà da/ûst, glosé aslôddn. Le mol astâddn signifie proprement un « ossuaire » : il parait, au sens de « tombeau », dans l’inscription gréco-araméenne de Limyra en Lycie qui date du iv" ou ’ siècle avant notre ère, c’est-à-dire du dernier siècle des Achéménides : [a]stôdanah zanah ... ithn bar Arzapi , « ceci est le tombeau (tîv -ios’i) d’[Â]rlim[as], flls d’Arzapî ». L’habitant de celte tombe était peul-èlre un fonctionnaire perse ; du moins les deux noms propres ont une apparence ii’anienne : Arzapi peut être le zend Erczifja et Artîm peut être un dérivé de Arta [Corpus Seiiùl. Inscripl., Il, 101-102 ; .1 Uar.mesteter. Journal afiaticjui’, 1888, II, 508).

32. « Quand je partirai de ce vaste monde, dit Nùshirvàn, vous m’élèverez un bel et haut édifice, dans un lieu où ne passent pas les hommes et sur lequel ne volent pas les vautours aux ailes rapides » {.’^/ui/t .Xâtna, éd. de Téhéran’ : j. j^ u^f 3J_ ’J ;’ J^ -^>; J3-’ K^ •^^.

33. vè/.i tavàii, al liiriiiug Iiavd-and, « s’ils sont riches ». 34. jèzi asànaésliva, yèzi vicicaèsbva, yczi lùlutilishva ; tavàn est sous-entendu pour chaque yèzi : « en pierre, s’ils le peuvent ; [sinon], en plâtre, s’ils le peuvent ; [sinon], en terre, s’ils le peuvent », Vashiddn en terre étant le plus pauvre. La traduction pehlvie est très confuse, par le mélange du sens propre avec des fantaisies étymologiques : néanmoins on voit très clairement qu’au sens propre elle rend asànavshva ^av sanfj’in ’< en pierre » et vlcioaèsliva par rjaàn « en phUre » ; le sens propre de tùtutihsbva ne se retrouve pas dans le texte pehlvi tel que nous le posscdons : mais le passage parallèle du l-’argard Vlll, 10, semble donner zemôislilva comme synonyme de tùtukhshva : de h notre traduction. On voit par ce passage qu’il n’était point du tout interdit de recueillir les restes des morts, pourvu qu’ils fussent dégarnis de la chair. L’usage, aujourd’hui en désuétude, était encore recommandé au ix’ siècle par l’auteur du Dàdislàn (.WIll) : « Quand les oiseaux carnivores ont dévoré la graisse, cette graisse, qui, non dévorée, pourrit et devient puante et chargée de viMUiine, on recueille les os