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ANNALES DU MUSÉE GUIMET


merce avec une femme qui a les fleurs blanches ou qui a ses règles ’" et voit le sang ; celui qui a fait la chose en devient Peshôlanu. 8 (25). La cinquième de ces actions est celle de l’homme qui a commerce avec une femme enceinte, soit qu’elle ait déjà du lait" ou qu’elle n’ait point encore de lait’- ; mal peut lui en advenir ; si mal lui en advient, celui qui a fait la chose en devient Peshôtanu.

lia.

9 (30). Si un homme approche d’une jeune fille en puissance de parents ou non en puissance de parents, livrée [à un mari] ou non livrée’^, et qu’il la rende enceinte, que cette jeune fille n’aille point, par honte du monde, ramener les règles contre nature, au moyen de l’eau et des plantes’*. 40. Voir Farg. XYI, i et 13.

11. pipyùshim, pîmhiUak, man shir dar pêstâ».

12. apipjùshini, [Id] pîminitak, man luit shtr. — anusakhtàm, sâkht, « faite», semble signifier c< devenue au cours du temps». — L’analyse du Dhikart (§ 58) joint ce paragraplie au développement suivant et semble y distinguer deux cas : celui de la femme enceinte et celui de la mère qui nourrit : « Du péché de l’homme qui a commerce soit avec une femme enceinte, soit avec une femme qui a un enfant au sein, soit avec une fille » {madam vinds-i ol zak 3 gûshan-i 7idrlk-i dpitstau, zak vajak piin pésldn iiéshd, bartdi ahhdn saritûnt).

13. stàtô-ratùm astùtù-ratùni, glosé : « soit qu’elle ait un mari (s/mi) dans la maison de ses parents ou qu’elle n’en ait pas » ; — paradhàtàm aparadkâtàm, glosé : « qu’elle ait été livrée à mari hors de la maison de ses parents ou n’ait pas été livrée ». Autrement dit « mariée ou non mariée» ; dans le premier cas «mariée à la maison ou hors de la maison » : sous le régime patriarcal, le mariage laisse souvent la fille sous le même toit qu’elle est née. — stàtù-ratùm, etc. signifie littéralement «qui a son chef sur place » ( ?).

14. tarô (laUhsLtem parayât tarô apemca urvaràmca. Une paraphrase de ce passage {Bridsk Muséum, Addit. 26 323’ porte : « Si un homme a commerce avec une femme, que celte femme ait mari et maître {shû/ii’ ûsdldi-) ou non, que son père et sa mère l’aient fiancée [bajàiji ndmzad karda) ou non, et que de ce commerce ladite femme devienne enceinte, il ne faut pas que cette femme, par honte devant les hommes et par peur (larsida, d’après le pehlvi tarist z= larô, lu à tort (a7-sîl), ramène les règles et prenne de l’eau et des plantes, c’est-à-dire prenne une potion qui ramène les règles {dashldn dvarad utarsida [sic ; v. s.] âb u urvar khorad y a né dbî uddrùi khurad kl azdn haid/i jdri).