Page:Annales du Musée Guimet, tome 22.djvu/275

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ZEND-AVESTA : VENDIDAD. — FARGARD 15 221

La première de ces actions est celle de l’homme qui fait passer un fidèle à une autre foi, à une autre loi h une doctrine inférieure*, et qui le fait dévier en pleine conscience ef pleine intelligence : celui qui a fait la chose en devient Peshôtanu.

3 (9). La seconde de ces actions est celle de l’homme qui donne à un chien gardien de troupeau ou à un chien gardien de maison des os trop durs^ ou des aliments trop chauds.

4 (11). Si ces os se prennent dans sa mâchoire ou lui restent dans la gorge ; ou si ces aliments trop chauds lui brûlent la bouche ou la langue, mal peut lui en advenir ; et, si mal lui en advient, celui qui a fait la chose en devient Peshôtanu".

5 (16). La troisième de ces actions est celle d’un homme qui frappe une chienne grosse, court après elle", crie après elle, bal des mains après elle.

6 (18). Si la chienne tombe dans un trou, dans un puits, dans un précipice, dans un ruisseau’ ou dans un canal, mal peut lui en advenir ; si mal lui en advient, celui qui a fait la chose en devient Peshôtanu. 7 (22), La quatrième de ces actions est celle d’un homme qui a com- 3. anyô-varenài anyù-tkaêshài : glose : « à une foi qui n’est pas ta nôtre, à une loi qui n’est pas la notre ». varena est litt. « ce que l’on désire, ce que l’on préfère », kâmak (de var, « désirer, choisir ») ; de k le sens de « foi religieuse » ; parsi var-ôishnih « croyance ».

4. Glose :« c’est-à-dire que toute leur parole est inférieure» ; leur parole religieuse, leur enseignement. — Il s’agit de celui qui convertit un croyant à une secte étrangère, .

alyse du Dinkarl : <> Du péché de livrer un Iranien (c’est-à-dire un Zoroastrien) à Non-Iran » (c’est-à-dire à des principes étrangers, madam vinds-i Er ol Anêrân yahhûnl).

5. ahmarshtanàm, litt. « non broyés ? », de a et bmareil ou hmare/,, p. màl-’tddn. 6. « Si un homme donne des aliments trop chauds à un chien, de sorte que sa bouche en est brûlée, il est margarzdn. — Si un homme donne un morceau d’os à un chien de sorte qu’il se coupe la bouche, il est margarzdn » (Grand Rivâyat, 639). 7. vayêitj, glosé : aîyliash mhi akhari ola ô davU. 8. pazdayèiti, pazdinél ; glosé : aîghash min aklinr shk’ifêl, « bat des mains après elle » .

9. urùidlii, rûlak-ddti.